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A l'Ouest
Le marché de la cession est segmenté, d'une part, les officines d'un Ca inférieur à 1 M€ peinent à se céder dans la fourchette basse des prix constatés ( - de 80 %) sauf à développer la réunion de deux officines et se transférer sur un nouvel emplacement.
Pour les autres, chaque pharmacie fait l'objet d'une analyse fine pour déterminer son prix en fonction de deux critères essentiels pour les acquéreurs, sa valeur économique constatée et son développement potentiel, facteur déterminant plus que jamais dans le choix de la reprise d'une officine par rapport à une autre !
Le premier trimestre 2010 montre une baisse des prix en Bretagne, le prix de cession moyen se situe à 90 %, le nombre de mutations est lui-même en baisse (- 46 ). Le moteur de cession demeure la retraite en 2010.
La tendance qui se dessine, confirme bien, un marché qui s'appuie sur une valorisation toujours plus économique, l'offre et la demande s'équilibrent d'où un avantage certain pour les acquéreurs ; doublé par des taux d'intérêt autour de 3 %, toujours plus attractifs même si les critères d'appréciation des banques se figent sur le profil du repreneur et ses fonds propres.
A contrario, les futurs cédants ont tout intérêt à fixer une valeur dite « cessible », pour devancer le spectre d'une fiscalité revisitée par Bercy qui plane sur le traitement des plus values, les dispositions actuelles seront probablement corrigées à la baisse, l'insuffisance de rentrées fiscales est un argument de poids pour évaluer la pertinence d'une loi votée avant le changement de la donne économique.
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Yves POIRIER



